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Dimanche 22 Janvier 2012
A la découverte de Tunis

26 juin 2010. La matinée est finissante. Après m'être rapidement installé, je quitte l'hôtel pour visiter le centre-ville. Mon hôtel est à environ trois kilomètres de là, il me faut donc d’abord trouver un moyen de m’y rendre. Décidé à ne pas prendre de taxi et à faire comme les gens du coin, je me dirige vers la ligne de tramway la plus proche. Il n'y a pas de métro souterrain à Tunis, toutes les lignes sont en surface. J’ai repéré le tracé des lignes sur Google Maps avant de partir et, avec le plan que j’ai sur moi, cette partie-là est assez facile. Apres être arrivé à la station, j'achète mon billet et attends. Le train ne tarde pas à venir.

Le plan du métro de Tunis


Rapidement, il m'emmène jusqu'à la station République, qui est à l'intersection de quatre lignes. A ma grande surprise, tous les passagers descendent. Mince, ça doit être un terminus. Je ne m'en étais pas rendu compte en regardant mes plans. Comment faire pour rejoindre le centre-ville ? Je regarde autour de moi à la recherche d'un plan des lignes, ou d'un panneau pouvant m'aider, mais je ne trouve rien d'inspirant. Je décide de tenter ma chance dans le train d'en face, qui est immobile depuis plusieurs minutes et dans lequel la plupart des gens se sont engouffrés. Après quelques instants supplémentaires d'attente, il part - dans la mauvaise direction. Je descends à l'arrêt suivant et retourne à la station République. Je monte dans un autre train. C'est forcément celui-là, quoi ! Eh non. Echauffé, je descends à nouveau et décide de laisser tomber les tramways. J'irai à pied. Une bonne vingtaine de minute de marche sous le soleil.

J'en profite pour découvrir Tunis. Les bâtiments sont bas, de couleur claire, et les avenues relativement larges (du moins celles que j’ai prises) mais les murs sont craquelés, la peinture écaillée, les routes et les trottoirs sont poussiéreux et jonchés de débris. Beaucoup de choses ne semblent pas entretenues.

La situation s'améliore un peu en approchant du centre, où se trouvent des bâtiments de bonne facture bordant des avenues perpendiculaires. J'arrive sur une place surplombée par l'imposante Bab el Bhar (باب البحر, Porte de la Mer [1]). La place est très fréquentée. J'achète un sandwich dans un bistrot du coin et le mange sur la terrasse à l'ombre d'un parasol, en observant les passants. Mon prochain objectif est de visiter la médina, quartier qui s’étend de l’autre côté de la Porte.

Bab el Bhar


A suivre…

[1] http://fr.wikipedia.org/wiki/Bab_El_Bhar
Paul-Antoine.
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Mercredi 18 Janvier 2012
Arrivée en Tunisie

Ce que je retiendrai le plus de mon bref séjour en Tunisie, c'est la beauté des décors et l'intensité de la lumière. Ce sentiment spontané est en réalité biaisé par le souvenir que j'ai gardé de Sidi Bou Saïd, haut lieu touristique de la banlieue de Tunis, partie de mon weekend que j'ai le plus aimé et qui m'a laisse le souvenir le plus fort (et là ou j'ai fait mes plus belles photos ! Mais je pense qu'il est difficile de rater ses photos à Sidi Bou Saïd...). J'ai aussi visité d'autres lieux dignes d’intérêt qui n'étaient pas particulièrement beaux ou lumineux, que je vais essayer de vous décrire dans les prochains articles dans la limite de mes souvenirs.

Tout commence à l'aéroport, le 26 juin 2010. C’est le matin, il fait beau, pas encore trop chaud. Je sors, le sac sur le dos, pour me rendre au centre ville. C’est la première fois que je foule le continent Africain. Le paysage est plutôt plat, à l'exception de quelques collines au loin qui cassent l'horizon. Le sol est clair, les bâtiments sont clairs. Il y a de la lumière partout.

Les voitures s'alignent en plusieurs rangées devant l'entrée de l'aéroport de Carthage. Les gens s'affairent, poussent des chariots avec leur bagages, montent en voiture. Je cherche un taxi. Facile, c'est lui qui me trouve en premier : un homme s'approche de moi.
- Vous allez en ville ? 40 dinars.
Bon. J'avais lu dans mon guide qu'une course aéroport-centre ville coute environ 5 dinars selon les tarifs en vigueur, mais que les conducteurs augmentent volontiers les prix. Je calcule rapidement. 40 dinars, ça fait 20 euros.
- 5 dinars, dis-je.
L'homme s'énerve.
- Quoi ?! 5 dinars? C'est n'importe quoi ! Vous pouvez prendre le bus, là-bas, c'est 5 dinars !
Et il s'éloigne en grommelant que 5 dinars pour un taxi c'est vraiment n'importe quoi. Il vient de perdre mes 5 dinars.
Je trouve un autre taxi sans difficulté. Je propose mes 5 dinars au conducteur. Il m'en propose 20. Nous négocions.

J'arrive à l'hôtel. Il est spacieux, bien entretenu. Il possède un restaurant dont la carte est un peu courte mais de qualité. Les petits déjeuners y sont riches et, bien sûr, à volonté. La chambre me satisfera elle aussi, avec son grand lit, sa grande fenêtre aux lourds rideaux, et sa télévision. Mon séjour se déroule pendant la Coupe du Monde de football, et je m'amuserai le soir à zapper pour regarder différents programmes en arabe, en particulier un bout de match commenté en arabe.

Je suis au guichet pour prendre ma chambre. On me demande si je veux payer tout de suite ou à la fin. D'habitude, je règle en partant.

On m'offre alors sur un plateau un verre d'eau fraiche au sirop de fraise. J'hésite. J'ai conscience de l’infection que l’on appelle la tourista et qui frappe les voyageurs en provenance d’un pays au niveau d’hygiène plus élevé. J’avais recueilli le témoignage d’une connaissance qui avait fait un stage en Tunisie il y a quelques années. Elle avait du l'écourter et retourner en France car elle était tombée malade. Elle n'arrivait plus à boire ni manger. Il n'y a pas de glaçon dans le verre et j’estime qu’il y a peu de chance pour que l’eau provienne du robinet, mais je ne veux pas prendre de risque. Je pose quand même la question. On me répond par la négative, je bois le sirop avec plaisir et ne tomberai pas malade.

A suivre…
Paul-Antoine.
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Lundi 16 Janvier 2012
Tunis

Tunis
Cliquez sur la photo pour accéder à l'album.
Paul-Antoine.

Jeudi 12 Janvier 2012
Premier jour à Taipei : au pied de la Taipei 101

Alors que la pénombre commençait à remplir les rues, nous prîmes la décision d’aller visiter un dernier lieu avant de rentrer à Hsinchu. En quelques stations de métro, nous fûmes ainsi devant la célèbre Tour 101, aussi appelée Taipei 101, à cause de ses 101 étages. La tour fut construite de 1999 à 2004, quand elle devint la plus haute (509 m) tour du monde jusqu’en 2010. Elle fut alors dépassée de plus de trois cents mètres par la Burj Khalifa. Elle reste néanmoins l’une des plus belles tours du monde, n’en déplaise à son homologue brochette métallique de Dubaï, avec sa forme mêlant harmonieusement architecture moderne et classique orientale, droite et élancée telle un jet d’eau jaillissant, et sa très belle couleur turquoise.


Je voulais y monter, mais Insya me fit remarquer qu’il avait trop de brume et qu’il valait mieux revenir un autre jour pour profiter pleinement du paysage. Le haut de la tour était en effet perdu dans une masse humide, comme si un nuage itinérant s’y était accroché et n’arrivait pas à se dégager. Il faisait en outre déjà nuit et nous n’aurions pas pu profiter de la vue de jour.


La Tour 101 de Taipei

Nous nous sommes finalement promenés sur une place où nous eûmes une bonne vue sur la Taipei 101 et son éclairage inspiré, qui se pare d’une couleur différente chaque jour de la semaine. Nous regardâmes aussi avec un mélange d’admiration et de perplexité les beaux éclairages des façades des hôtels qui donnaient l’impression qu’une pluie d’étoiles tombait du ciel. Au milieu de la place était bâtie une jolie fontaine éclairée par des projecteurs aux couleurs changeantes. A son côté avait été construit une énorme lanterne en forme de chat.


Un beau bâtiment se dressait devant cette place, le Sun Yat Sen Memorial Hall, un centre culturel ouvert au public. En montant sur son parvis pour nous prendre en photo devant la tour, nous fîmes la rencontre d’un homme d’affaire étasunien qui venait à Taïwan pour la neuvième fois. Il nous dît que depuis tout ce temps, il n’était jamais monté dans la Taipei 101. La première fois qu’il était venu, elle n’était d’ailleurs même pas encore construite. Il s’était enfin décidé à y aller aujourd’hui mais avait renoncé en voyant le monde qui faisait la queue à l’entrée. Peut-être demain. Il reconnut que j’étais Européen d’après mon parler mais sans pouvoir être plus précis. Je lui dis que j’étais Français. Il me raconta qu’il était allé à Lyon, depuis l’Allemagne (ayant de nombreux liens familiaux avec l’Allemagne), pour voir un neveu, mais jamais à Paris. Je lui conseillai de visiter Paris un jour. Il félicita Insya pour son parfait accent britannique, et ajouta que leur accent à eux, les New-Yorkais, n’est pas très « pur ». Quand je lui dis que j’étais déjà allé à New-York, il me raconta une expérience qu’il avait eue avec une Européenne en visite à New-York : il s’était levé dans le métro pour lui céder sa place. Elle refusa mais lui insista, disant qu’elle pourra garder un bon souvenir de New-York et de la courtoisie des New-Yorkais. Quelqu’un en profita pour prendre la place.


Cette journée riche en épisodes se termina devant un bon dîner à la gare centrale qui, je l’ai déjà dit, abonde en restaurants. Il y a là de grandes salles munies de tables et de bancs, comme dans une cantine, et le long du mur s’alignent de nombreux petits comptoirs de restauration rapide. L’on choisit son comptoir en fonction du menu qu’ils offrent, qui est affiché sur de grands panneaux ou consultable directement sur papier, et l’on commande son plateau. L’on reçoit un ticket avec un numéro et l’on doit revenir une fois que ce numéro s’affiche sur leur panneau d’affichage électronique. Cela ne prend généralement pas plus de dix minutes. Ce soir-là, j’eus le plaisir de déguster - avec des baguettes - de la viande en sauce et du riz recouverte d’une omelette au ketchup. Je me souviens que cette dernière combinaison était particulièrement bonne. Le repas était accompagné (c’est toujours le cas) par un bol de soupe aux algues (pas mauvais) et d’un verre de thé chaud (le thé c’est bon au début mais ça devient vite lassant, ce qui ne semble pas être l’avis des Taïwanais qui en boivent à tous les repas).
Paul-Antoine.
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